20ème Anniversaire de la Constitution du 18 février 2006: IDGPA et la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa convoquent un “dialogue scientifique national, global et inclusif” sur les 20 ans de la Constitution de la République Démocratique du Congo.

Telecharger le PDF


0 0 votes
Article Rating
S’abonner
Notification pour
guest

15 Comments
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Odon kakesa
Odon kakesa
2 mois il y a

Faire ce qui est bien selon l’Union Sacrée de la Nation congolaise

Faire ce qui est bien n’est jamais un acte neutre. Dans un contexte politique marqué par les blessures du passé, les attentes du peuple et les urgences du présent, « faire ce qui est bien » devient un choix moral, une responsabilité collective et un engagement historique. Pour l’Union Sacrée de la Nation congolaise (USN), cette exigence constitue le socle même de son existence et de son action.

Le bien comme rupture avec les pratiques du passé

Selon l’Union Sacrée de la Nation congolaise, faire ce qui est bien commence par une rupture claire avec les antivaleurs qui ont longtemps entravé le développement de la République démocratique du Congo : corruption, clientélisme, exclusion, impunité et instrumentalisation des institutions. Faire le bien, ce n’est pas reproduire les schémas anciens sous de nouveaux discours, mais instaurer une gouvernance fondée sur l’éthique, la transparence et la responsabilité.

Cette rupture n’est ni symbolique ni opportuniste. Elle suppose du courage politique, car faire ce qui est juste peut déranger des intérêts établis. L’USN assume cette exigence comme une condition indispensable à la refondation de l’État.

Le bien comme primauté de l’intérêt général

Dans la vision de l’USN, faire ce qui est bien signifie placer l’intérêt général au-dessus des intérêts partisans, communautaires ou personnels. La Nation congolaise est diverse par ses cultures, ses langues et ses sensibilités, mais elle est une dans sa destinée. Toute action politique qui fragmente le peuple ou privilégie une minorité au détriment de la majorité s’éloigne du bien commun.

Faire ce qui est bien, c’est donc œuvrer pour des politiques publiques qui améliorent concrètement la vie des citoyens : sécurité, justice équitable, accès aux services sociaux de base, emploi, éducation et santé. Le bien n’est pas une abstraction morale ; il se mesure à l’impact réel sur la dignité humaine.

Le bien comme loyauté institutionnelle

L’Union Sacrée de la Nation congolaise conçoit le bien comme le respect des institutions républicaines et de la Constitution. Faire ce qui est bien, ce n’est pas affaiblir l’État pour des calculs politiques, mais renforcer les institutions afin qu’elles servent durablement le peuple.

La loyauté institutionnelle implique aussi la discipline politique : accepter le débat démocratique sans sombrer dans l’invective, reconnaître l’autorité légitime tout en exerçant un contrôle citoyen responsable. Le bien se construit dans la stabilité, non dans le chaos.

Le bien comme engagement personnel et collectif

Enfin, pour l’USN, faire ce qui est bien n’est pas réservé aux dirigeants. C’est un devoir partagé par tous : responsables politiques, cadres, militants et sympathisants. Chacun est appelé à incarner, à son niveau, les valeurs qu’il proclame. Sans cohérence entre le discours et les actes, l’Union Sacrée perdrait son sens.

Faire ce qui est bien exige de la constance, de l’humilité et un sens élevé du service public. C’est un chemin exigeant, parfois impopulaire, mais nécessaire pour restaurer la confiance entre l’État et les citoyens.

Conclusion

Faire ce qui est bien selon l’Union Sacrée de la Nation congolaise, c’est choisir la Nation avant soi, la justice avant l’intérêt, et l’avenir avant les calculs immédiats. C’est une boussole morale et politique qui engage la RDC sur la voie d’un État fort, juste et au service de son peuple. Dans un pays qui aspire à la paix, à la dignité et au progrès, ce choix n’est pas seulement souhaitable : il est impératif.
Prof. Odon Kakesa, éthicien.
Vice-président de l’Assemblée Générale, USN-Hollande.

Prof Odon Kakesa
Prof Odon Kakesa
2 mois il y a

Vingt ans de la Constitution du 18 février 2006 :

exigence éthique, responsabilité scientifique et devoir politique.

Par prof. Odon Kakesa, éthicien.
Vice- président de l’USN- Hollande

Le vingtième anniversaire de la Constitution du 18 février 2006 offre à la République Démocratique du Congo une occasion historique qui ne saurait être réduite à une simple commémoration formelle. Il s’agit d’un moment de vérité constitutionnelle, un temps d’arrêt critique où la Nation est appelée à interroger, avec rigueur scientifique et courage moral, le sens, la portée et l’effectivité de son pacte fondamental¹.

En initiant un dialogue scientifique national, global et inclusif sur les vingt années de vie constitutionnelle, l’IDGPA et la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa inscrivent leur démarche dans une tradition académique engagée, consciente de sa responsabilité sociale. L’Université, en tant que lieu de production du savoir critique et de formation de la conscience civique, ne peut demeurer neutre face aux écarts persistants entre la normativité constitutionnelle et les pratiques politiques effectives².

D’un point de vue éthique, la Constitution de 2006 dépasse la fonction instrumentale d’organisation des pouvoirs publics. Elle constitue un projet normatif de société fondé sur la dignité de la personne humaine, la souveraineté du peuple, la limitation du pouvoir et la garantie des droits fondamentaux³. À ce titre, la fidélité constitutionnelle ne se mesure pas à la simple invocation du texte, mais à la cohérence entre ses principes et l’action publique. Toute instrumentalisation de la Constitution à des fins de conservation du pouvoir ou de neutralisation des contre-pouvoirs relève d’une rupture éthique du pacte constitutionnel⁴.

Le dialogue scientifique convoqué se revendique explicitement militant : militant pour la vérité scientifique, pour la rigueur méthodologique et pour la défense du constitutionnalisme démocratique face aux dérives autoritaires, à la banalisation de l’illégalité et à l’affaiblissement des institutions. Il s’agit de dépasser les discours d’autosatisfaction institutionnelle pour poser, avec lucidité, la question centrale de l’effectivité de l’État de droit en République Démocratique du Congo⁵.

L’inclusivité de ce dialogue n’est pas un simple choix méthodologique, mais une exigence éthique. La Constitution appartient au peuple souverain, et non à une élite politique ou administrative. Les universitaires, les praticiens du droit, la société civile, les jeunes et les citoyens engagés doivent être associés à cette réflexion afin que la Constitution retrouve sa fonction première : limiter l’arbitraire et protéger les droits, en particulier ceux des plus vulnérables⁶.

Sur le plan académique, ce dialogue constitue un espace privilégié de production critique du savoir constitutionnel congolais. Il permet d’évaluer les forces et les faiblesses du texte de 2006, d’analyser les révisions constitutionnelles, d’examiner la pratique institutionnelle et de formuler des propositions normatives orientées vers le renforcement de la démocratie constitutionnelle. La science juridique, ici, ne saurait être détachée d’une éthique de la responsabilité intellectuelle et citoyenne⁷.

Conclusion politique

Vingt ans après son adoption, la Constitution du 18 février 2006 interpelle la classe politique, les institutions et les citoyens congolais sur une alternative fondamentale : soit elle demeure un texte symbolique, invoqué mais contourné, soit elle devient effectivement la norme suprême régissant l’exercice du pouvoir et garantissant la justice sociale. Le dialogue scientifique initié par l’IDGPA et la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa constitue, à cet égard, un acte politique au sens noble du terme : un appel à la refondation éthique de la gouvernance constitutionnelle⁸.

Réaffirmer la centralité de la Constitution, c’est affirmer que nul n’est au-dessus de la loi, que la souveraineté appartient au peuple et que l’avenir de la République Démocratique du Congo ne peut se construire durablement en dehors du respect strict de l’État de droit. Ce vingtième anniversaire doit ainsi marquer non la clôture d’un cycle commémoratif, mais l’ouverture d’un nouvel engagement collectif pour un constitutionnalisme vivant, critique et résolument au service du peuple congolais⁹.

Notes et références

1. H. Kelsen, La garantie juridictionnelle de la Constitution, Paris, Dalloz, 2003.

2. P. Bourdieu, Science de la science et réflexivité, Paris, Raisons d’agir, 2001.

3. Constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006, Préambule et Titre II.

4. G. Agamben, État d’exception, Paris, Seuil, 2003.

5. J.-L. Quermonne, L’État de droit, Paris, Montchrestien, 2010.

6. J. Habermas, Droit et démocratie. Entre faits et normes, Paris, Gallimard, 1997.

7. M. Troper, La philosophie du droit, Paris, PUF, 2019.

8. M. Mbata, Constitutionnalisme et démocratie en Afrique centrale, Kinshasa, Presses universitaires, 2018.

9. Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, Principes et lignes directrices sur l’État de droit en Afrique, 2014.

Prof Odon Kakesa
Prof Odon Kakesa
2 mois il y a

Union Sacrée de la Nation congolaise : soyez tout au Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, et soyez sel et lumière pour la RDC

Depuis sa création, l’Union Sacrée de la Nation s’est voulue bien plus qu’une simple plateforme politique. Elle incarne une vision : celle d’un rassemblement des forces vives autour d’un idéal commun, celui de la stabilité institutionnelle, du progrès social et du rayonnement de la République démocratique du Congo. À l’heure des défis sécuritaires, économiques et sociaux, l’appel à être « tout au Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi » et à devenir « sel et lumière » pour la RDC prend une résonance particulière.

Être « tout au Chef de l’État », ce n’est pas se fondre dans un suivisme aveugle. C’est adhérer à une orientation, partager une responsabilité et défendre une cohérence dans l’action publique. Le Président de la République, garant de la Constitution et symbole de l’unité nationale, porte une vision pour le pays : renforcer l’autorité de l’État, restaurer la paix dans l’Est, promouvoir la justice sociale et accélérer le développement. Soutenir cette vision exige loyauté, discipline et sens du devoir au sein de la majorité présidentielle.

Mais la loyauté ne doit jamais exclure la lucidité. Une union forte est celle qui conjugue fidélité et esprit constructif. Les membres de l’Union Sacrée ont la responsabilité d’accompagner le Chef de l’État non seulement par des déclarations d’intention, mais par des actes concrets : légiférer avec rigueur, contrôler l’action gouvernementale avec responsabilité, et défendre l’intérêt général au-delà des intérêts partisans.

L’expression « sel et lumière » renvoie à une dimension éthique et morale. Le sel conserve et donne saveur ; la lumière éclaire et dissipe les ténèbres. Pour la RDC, cela signifie que les acteurs politiques doivent être des exemples d’intégrité, de transparence et de service. Dans un contexte marqué par la méfiance envers la classe politique, il est impératif de restaurer la confiance par un comportement irréprochable. Lutter contre la corruption, promouvoir la méritocratie et placer le bien-être des citoyens au cœur des décisions ne sont pas des options, mais des exigences.

Être lumière pour la nation, c’est aussi éclairer le chemin de l’espérance. La jeunesse congolaise, majoritaire et dynamique, attend des opportunités, de l’emploi, une éducation de qualité et un avenir sécurisé. Les femmes, pilier de l’économie informelle et de la cohésion sociale, aspirent à une plus grande reconnaissance et à une participation accrue aux instances de décision. L’Union Sacrée doit être porteuse de politiques inclusives qui traduisent ces aspirations en réalités tangibles.

Dans les provinces, l’engagement doit se traduire par une gouvernance de proximité. La décentralisation, prévue par la Constitution, ne doit pas rester théorique. Les élus et responsables locaux affiliés à l’Union Sacrée ont le devoir d’incarner le changement sur le terrain : améliorer les infrastructures, garantir l’accès aux services de base et promouvoir la paix communautaire.

L’heure n’est plus aux divisions stériles ni aux calculs politiciens à court terme. La RDC traverse une période décisive de son histoire. Face aux menaces sécuritaires persistantes et aux enjeux géopolitiques régionaux, l’unité autour des institutions républicaines est essentielle. Cependant, cette unité doit être fondée sur des principes clairs : respect de la Constitution, primauté de l’État de droit et défense des intérêts du peuple congolais.

En définitive, l’Union Sacrée de la Nation est appelée à être une force de cohésion et de transformation. Être « tout au Chef de l’État » signifie marcher dans la même direction pour bâtir un Congo plus fort. Être « sel et lumière » signifie incarner des valeurs qui inspirent et transforment. C’est à ce prix que la majorité présidentielle pourra répondre aux attentes légitimes des Congolais et inscrire durablement son action dans l’histoire du pays.

La RDC a besoin d’engagement sincère, de leadership éclairé et d’une volonté collective inébranlable. L’Union Sacrée a entre ses mains l’opportunité de prouver que la politique peut être un instrument de service et de grandeur nationale.

Prof. Odon Kakesa, éthicien
Vice-président de l’AG-Hollande.

Odon kakesa
Odon kakesa
2 mois il y a

Faire l’expérience de l’Union Sacrée : une vocation ouverte à chaque Congolais

Dans un contexte politique souvent marqué par la méfiance, les fractures historiques et les rivalités partisanes, affirmer que faire l’expérience de l’Union Sacrée reste toujours à la portée de chaque Congolais peut sembler audacieux. Et pourtant, cette affirmation renvoie à une réalité politique et morale profonde : l’adhésion à l’idéal d’unité nationale ne dépend ni du rang social, ni de l’appartenance ethnique, ni même de la position institutionnelle. Elle relève d’un choix, d’un engagement et d’une conscience.

L’Union Sacrée : un projet politique et moral

L’Union Sacrée de la Nation n’est pas simplement une coalition parlementaire née d’une recomposition politique. Elle se veut une dynamique de rassemblement au service de la République démocratique du Congo. Portée notamment par le Président Félix Tshisekedi et le prof. André Mbata, elle ambitionne de dépasser les clivages hérités du passé pour placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des intérêts partisans.

Mais au-delà des institutions, l’Union Sacrée se présente comme une pédagogie de la responsabilité collective. Elle invite chaque citoyen à se reconnaître dans un destin commun, à comprendre que la stabilité, la justice et le développement ne sont pas l’affaire d’un camp, mais d’un peuple.

Une expérience accessible, pas un privilège élitiste

Faire l’expérience de l’Union Sacrée ne signifie pas nécessairement occuper une fonction politique. Il ne s’agit pas uniquement d’adhérer formellement à une plateforme. Il s’agit d’abord d’intérioriser une éthique :

Refuser le tribalisme et les replis identitaires.

Défendre l’unité territoriale et institutionnelle.

Promouvoir la culture du dialogue et du compromis.

S’engager pour la paix, notamment dans les régions meurtries par les conflits.

Ainsi, l’enseignant qui forme des citoyens responsables, le jeune qui rejette les discours de haine, la femme engagée dans le développement communautaire, le fonctionnaire intègre : tous font déjà l’expérience concrète de l’Union Sacrée.

Une expérience spirituelle et civique

L’Union Sacrée ne peut être réduite à un simple mécanisme politique. Elle suppose une conversion du regard : voir en l’autre non un rival, mais un compatriote. Cette transformation intérieure est essentielle dans un pays où l’histoire a souvent opposé les communautés.

Faire l’expérience de l’Union Sacrée, c’est accepter que la République soit plus grande que nos frustrations individuelles. C’est croire que la cohésion nationale est une richesse stratégique. C’est reconnaître que la stabilité institutionnelle est un préalable au progrès économique et social.

Un défi permanent

Affirmer que cette expérience est « toujours à la portée » de chaque Congolais n’implique pas qu’elle soit facile. Elle exige discipline, patience et sens du bien commun. Elle demande de résister aux manipulations politiques et aux discours de division.

Mais précisément parce qu’elle repose sur un choix personnel, elle demeure accessible. Chaque citoyen peut, à son niveau, décider de faire primer l’intérêt national sur les intérêts fragmentés.

Conclusion : une responsabilité partagée

L’Union Sacrée n’est pas seulement un cadre politique ; elle est un appel. Un appel à dépasser les clivages, à consolider les institutions et à faire de la cohésion nationale un levier de transformation.

Faire l’expérience de l’Union Sacrée, c’est choisir l’unité plutôt que la division, la responsabilité plutôt que la démagogie, l’avenir plutôt que le ressentiment. Et ce choix, en définitive, reste toujours à la portée de chaque Congolais.
Prof. Odon Kakesa, éthicien.
Vice-président de l’Assemblée Générale
USN-Hollande.

Odon kakesa
Odon kakesa
2 mois il y a

*C’est la guerre au Congo, mais…*

La République démocratique du Congo traverse une nouvelle zone de turbulences. À l’Est du pays, les armes parlent plus fort que les discours, les populations civiles paient le prix fort, et l’unité nationale est mise à rude épreuve. Pourtant, au cœur de cette tragédie, des questions fondamentales s’imposent.

*1. Que se passe-t-il ?*

Depuis plusieurs décennies, l’Est de la RDC est le théâtre de conflits récurrents mêlant groupes armés locaux, rébellions soutenues de l’extérieur, enjeux identitaires et convoitises économiques autour des ressources minières stratégiques.

Des mouvements rebelles, dont le Mouvement du 23 mars (M23), ont refait surface, ravivant les tensions sécuritaires. Ces affrontements ne sont pas de simples querelles internes : ils s’inscrivent dans une dynamique régionale complexe, où les intérêts géopolitiques et économiques s’entrecroisent.

La guerre actuelle n’est donc pas seulement militaire. Elle est aussi informationnelle, diplomatique et économique. Elle teste la solidité de l’État congolais et sa capacité à défendre son intégrité territoriale.

*2. Quelles en sont les conséquences ?*

Les conséquences sont multiples et dramatiques :

Déplacements massifs de populations ;

Crises humanitaires aiguës ;

Fragilisation du tissu social ;

Ralentissement du développement économique ;

Traumatisme collectif durable.

La guerre détruit les infrastructures, interrompt l’éducation des enfants, accentue la pauvreté et creuse les fractures communautaires. Elle alimente la peur et nourrit parfois le tribalisme, ennemi silencieux de la cohésion nationale.

*3. Où cela nous mène-t-il ?*

Deux chemins se dessinent.

Le premier est celui de l’enlisement : un conflit prolongé, une instabilité chronique, une économie sous tension permanente et une jeunesse désabusée.

Le second est celui du sursaut national : une armée réorganisée, une diplomatie offensive, une unité politique consolidée et une conscience patriotique renforcée.

L’histoire montre que les nations se forgent souvent dans l’épreuve. La RDC peut transformer cette crise en moment fondateur, à condition de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus des querelles partisanes.

*4. Qui va nous protéger ?*

La protection d’un pays repose d’abord sur ses propres institutions : les Forces armées, les services de sécurité, les institutions républicaines. Mais au-delà des structures formelles, c’est l’unité du peuple qui constitue le premier rempart contre l’agression.

La communauté internationale peut jouer un rôle d’accompagnement, mais aucune puissance étrangère ne défendra le Congo avec autant de détermination que les Congolais eux-mêmes.

La protection est donc à la fois militaire, diplomatique et citoyenne.

*5. Le président Fatshi est le sauveur !*

Dans ce contexte de crise, le leadership devient central. Le président Félix Tshisekedi, souvent appelé “Fatshi”, incarne pour les congolais, la résistance institutionnelle face aux menaces extérieures et la volonté de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.

Ses initiatives diplomatiques sur la scène africaine et internationale, ses appels à la mobilisation nationale à travers l’Union Sacrée de la Nation et ses réformes sécuritaires visent à renforcer la souveraineté du pays.

Le qualifier de “sauveur” relève d’une vision politique engagée. Mais au-delà des slogans, ce qui importe est la capacité du leadership à unir, à structurer l’action publique et à transformer l’indignation populaire en stratégie durable.

En conclusion

C’est la guerre au Congo, mais ce n’est pas la fin du Congo.

Chaque crise porte en elle une possibilité de renaissance. La RDC ne manque ni de ressources, ni d’intelligence, ni de courage. Ce qui est exigé aujourd’hui, c’est l’unité nationale, la lucidité stratégique et un leadership ferme.

La guerre pose des questions. L’histoire jugera les réponses.

Et l’avenir du Congo dépendra de la capacité de ses fils et filles à défendre, ensemble, leur souveraineté et leur dignité.
Prof. Odon Kakesa,
Vice-président de l’USN- Hollande et Sf-UNC/ Pays-Bas.

Prof Odon Kakesa
Prof Odon Kakesa
2 mois il y a

*L’Union Sacrée de la Nation : une fratrie politique au service de l’éthique*

Dans l’histoire politique contemporaine de la République démocratique du Congo, l’Union Sacrée de la Nation (USN) se présente comme bien plus qu’une simple coalition de partis. Elle se veut une fratrie. Une communauté d’engagement, unie non seulement par des intérêts politiques, mais surtout par une vision morale et un idéal commun pour la nation.

*Une union fondée sur l’éthique*

Toute fratrie repose sur des valeurs partagées : la solidarité, le respect mutuel, la loyauté et la responsabilité. L’USN affirme placer l’éthique au cœur de son action. Dans un pays longtemps marqué par les divisions, les rivalités internes et les crises institutionnelles, l’exigence éthique devient un impératif de survie nationale.

L’éthique politique n’est pas un luxe ; elle est la condition de la crédibilité. Elle exige la transparence dans la gestion publique, l’intégrité dans la prise de décision et la primauté de l’intérêt général sur les ambitions personnelles. Une coalition qui se dit fratrie doit accepter que ses membres se corrigent mutuellement, non pour s’affaiblir, mais pour grandir ensemble.

*L’esprit du « gentilhomme du Congo »*

Cette orientation morale est souvent associée à la vision du chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Son leadership est présenté par ses partisans comme animé par un esprit que certains qualifient d’« indéfinissable » : celui du gentilhomme du Congo.

Être un gentilhomme en politique, c’est conjuguer fermeté et courtoisie, autorité et humanité. C’est défendre la souveraineté nationale sans céder à la brutalité, promouvoir le dialogue sans sacrifier la vérité. Dans un contexte régional et international complexe, cette posture vise à donner au Congo une image d’État digne, responsable et respecté.

*Transformer les incompréhensions en dialogue*

Toute fratrie connaît des tensions. Les divergences d’opinions, les malentendus et les frustrations sont inévitables dans un ensemble politique pluriel. Mais la grandeur d’une union se mesure à sa capacité à transformer les incompréhensions en occasions de dialogue.

Aucun problème ne doit écraser l’USN si ses membres acceptent de privilégier la concertation. Les conflits internes, lorsqu’ils sont gérés à l’amiable, deviennent des preuves de maturité démocratique. Ils montrent que la parole circule, que les désaccords s’expriment et que les solutions émergent collectivement.

Régler les différends à l’amiable ne signifie pas fuir les débats ; cela signifie les mener avec respect, dans un esprit de fraternité et de responsabilité nationale.

*Une responsabilité historique*

Le Congo traverse des défis majeurs : sécurité à l’Est, développement économique, cohésion sociale, crédibilité institutionnelle. Dans ce contexte, l’USN ne peut se permettre le luxe des querelles intestines. Elle porte une responsabilité historique : celle d’incarner l’unité nationale et d’offrir un horizon d’espérance.

Si l’Union Sacrée de la Nation demeure fidèle à son idéal éthique, si elle cultive l’esprit du gentilhomme et si elle transforme chaque tension en occasion de rapprochement, alors elle pourra véritablement mériter son nom.

Car une fratrie authentique ne se définit pas par l’absence de conflits, mais par la capacité à les dépasser ensemble, pour que jamais aucun problème ne puisse écraser la destinée commune du peuple congolais.

Prof. Odon Kakesa, éthicien.
Cadre de l’USN et de l’UNC Pays-Bas.

Prof Odon Kakesa
Prof Odon Kakesa
1 mois il y a

*Le prof. André Mbata, figure intellectuelle et morale de la RDC, arrive en France pour l’installation de l’Union Sacrée de la Nation : les zoïles et les cuistres, taisez-vous!*

L’arrivée en France du André Mbata Mangu, professeur d’université, constitutionnaliste et acteur engagé de la vie publique congolaise, marque une étape symbolique dans le rayonnement international de la pensée politique issue de la République démocratique du Congo. À l’occasion de l’installation des représentants de l’Union Sacrée de la Nation sur le sol français, sa présence revêt une portée à la fois politique, académique et morale.

*Une voix intellectuelle respectée*

Professeur de droit constitutionnel et fin connaisseur des institutions africaines, André Mbata s’est imposé au fil des années comme l’une des voix les plus structurantes du débat public congolais. Par ses publications, ses interventions médiatiques et ses prises de position, il s’est efforcé de défendre une vision exigeante de l’État de droit, fondée sur le respect des textes, l’équilibre des pouvoirs et la responsabilité des gouvernants.

Son parcours académique et son engagement constant en faveur des valeurs républicaines lui ont valu une reconnaissance qui dépasse les frontières nationales. En France, où réside une importante diaspora congolaise, sa venue suscite un intérêt particulier auprès des milieux intellectuels et politiques.

*L’Union Sacrée de la Nation : une dynamique politique*

L’Union Sacrée de la Nation, plateforme politique née d’une recomposition du paysage institutionnel congolais, se veut un cadre de rassemblement autour d’un projet de gouvernance réformiste. Son implantation et sa structuration au sein de la diaspora participent d’une stratégie de consolidation politique et de mobilisation des compétences à l’étranger.

Dans ce contexte, la présence du professeur Mbata apparaît comme un signal fort : celui d’une volonté d’ancrer l’action politique dans une réflexion doctrinale solide, loin des improvisations et des querelles stériles.

*Un message aux détracteurs*

L’expression « les zoïles et les cuistres, taisez-vous » traduit l’exaspération d’une partie de l’opinion face aux critiques jugées infondées ou malveillantes. Les « zoïles », ces détracteurs systématiques, et les « cuistres », ces donneurs de leçons sans légitimité intellectuelle, sont ici invités à faire preuve de retenue.

Car au-delà des polémiques, l’enjeu est plus vaste : il s’agit de renforcer la crédibilité des institutions congolaises et de promouvoir une culture politique fondée sur l’argumentation rationnelle plutôt que sur l’invective. Dans un climat souvent marqué par la suspicion et la désinformation, la stature académique d’André Mbata constitue un rempart contre les approximations.

*Une diplomatie intellectuelle*

La venue d’André Mbata en France s’inscrit également dans une forme de diplomatie intellectuelle. Elle témoigne de la capacité des élites congolaises à dialoguer avec leurs homologues européens sur des questions aussi cruciales que la gouvernance démocratique, la réforme institutionnelle ou la coopération bilatérale.

À l’heure où les relations entre l’Afrique et l’Europe sont appelées à se redéfinir sur des bases plus équilibrées, la contribution d’intellectuels engagés demeure essentielle. Par son autorité morale et sa rigueur scientifique, le professeur Mbata incarne cette exigence de hauteur et de responsabilité.

En définitive, l’installation de l’Union Sacrée de la Nation en France, sous le regard et avec l’appui d’une figure telle qu’André Mbata, dépasse le simple cadre partisan. Elle interroge la place de la diaspora dans la construction nationale et rappelle que la bataille des idées demeure un pilier fondamental de toute démocratie vivante.

Prof. Odon Kakesa,
Cadre de l’USN et de l’UNC-Hollande.
Vice-président.

Odon kakesa
Odon kakesa
1 mois il y a

*La gestion des conflits au sein de l’USN selon André Mbata.*

Lors de son entretien avec les cadres de l’USN Benelux et de France à Paris, le dimanche, premier mars 2026,le professeur André Mbata Mangu, secrétaire permanent de l’Union Sacrée de la Nation congolaise, a saisi l’occasion pour prononcer un discours profondément éthique, appelant chacun à l’unité.
Voici en résumé ce qu’il a vraiment pu dire:
1. Transformer les tensions en opportunités de progression.

Dans toute organisation humaine, a-t-il souligné, le conflit est une réalité inévitable. Il accompagne la diversité des opinions, des intérêts et des sensibilités. Il serait donc illusoire d’imaginer une communauté politique totalement exempte de tensions. L’Union Sacrée de la Nation (USN), comme toute structure engagée dans l’action politique et militante, n’échappe pas à cette réalité.

Cependant, tous les conflits ne se valent pas. Certains détruisent l’unité et affaiblissent l’organisation, tandis que d’autres peuvent, s’ils sont bien gérés, devenir une occasion de croissance, de clarification et de progrès collectif. La véritable question n’est donc pas : comment éviter tout conflit ? mais plutôt : comment transformer les conflits en opportunités de maturation et de renforcement de l’organisation ?

2. Le conflit explosif

En réalité, notons-le, le premier type de conflit est le conflit explosif. Mbata pense qu’il se manifeste par une guerre entre des affrontements directs, des accusations publiques, des rivalités personnelles ou des luttes de pouvoir. Dans ce type de conflit, précise- t- il, les émotions prennent souvent le dessus sur la raison.

Dans un mouvement politique comme l’USN, affirme énergiquement le constitutionnaliste, ce conflit peut apparaître lorsque des divergences stratégiques ou des frustrations personnelles ne sont plus contenues. Les débats deviennent alors des affrontements, et les critiques se transforment en attaques personnelles.

Le conflit explosif est dangereux parce qu’il fracture la confiance entre les membres. Il peut conduire à la formation de clans, à la paralysie de l’action collective et parfois même à des ruptures irréversibles, a-t-il ajouté.

Toutefois, même un conflit explosif peut devenir constructif s’il est rapidement reconnu et canalisé dans un cadre de dialogue respectueux et structuré.

Le conflit étouffé

Constatons avec le Secrétaire Permanent que le conflit étouffé est plus discret mais tout aussi dangereux. Ici, les tensions existent bel et bien, mais personne n’ose les exprimer ouvertement. Les frustrations s’accumulent dans le silence, les non-dits se multiplient et les malentendus s’installent.

Dans ce cas, l’organisation donne l’impression d’être en paix, alors qu’en réalité elle est traversée par des tensions profondes. Suivant le prof Mbata, le danger du conflit étouffé est qu’il finit souvent par ressurgir de manière brutale et incontrôlée.

Au sein de l’USN, ce type de conflit peut apparaître lorsque les membres craignent d’exprimer leurs opinions par peur d’être marginalisés ou mal compris. Pourtant, un mouvement politique vivant doit permettre l’expression des points de vue différents dans un climat de respect.

Le conflit neutralisé

On ne saurait trop réfléchir sur cet incroyable conflit. Car il se produit lorsqu’une organisation cherche à éviter toute confrontation en imposant une forme de consensus artificiel. Les désaccords sont alors minimisés ou ignorés afin de préserver une apparence d’unité.

À première vue, cette stratégie semble garantir la paix. En réalité, elle empêche les débats nécessaires à la maturation des idées et à l’amélioration de l’action collective.

Une organisation politique qui neutralise systématiquement les conflits risque de tomber dans l’immobilisme. L’absence de confrontation d’idées peut conduire à l’appauvrissement du débat et à la perte de dynamisme.

Existe-t-il un « bon conflit » ? Semble s’interroger le prof des universités.

Oui, il existe ce que l’on peut appeler le bon conflit. Il s’agit d’un conflit constructif, centré non pas sur les personnes, mais sur les idées et les projets.

Le bon conflit se caractérise par plusieurs éléments :

le respect mutuel entre les acteurs ;

la volonté commune de rechercher la vérité et le bien de l’organisation ;

la capacité d’écouter les arguments des autres ;

la recherche d’une solution qui renforce l’unité.

Dans un mouvement comme l’USN, le bon conflit peut être une source d’enrichissement. Il permet de clarifier les orientations, d’améliorer les décisions et de renforcer la cohésion interne.

Autrement dit, le conflit n’est pas nécessairement un problème ; c’est la manière dont il est géré qui détermine s’il devient destructeur ou fécond.

Transformer le conflit en opportunité

Pour que les conflits deviennent des opportunités de progression, certaines attitudes sont essentielles :

1. Privilégier le dialogue plutôt que les accusations.

2. Distinguer les personnes des idées, afin d’éviter la personnalisation des débats.

3. Favoriser des espaces de discussion structurés, où chacun peut s’exprimer librement. Créer des forums et autres réseaux sociaux.

4. Rechercher le bien commun, qui doit toujours primer sur les intérêts individuels.

Dans cette perspective, les conflits peuvent devenir des moments de purification et de maturation pour l’organisation.

Pour conclure, le Secrétaire Permanent de l’USN a déclaré que l’histoire de toutes les organisations montre que les conflits sont inévitables. Mais ils ne sont pas forcément synonymes de division. Lorsqu’ils sont assumés avec maturité et gérés avec sagesse, ils peuvent devenir des occasions de croissance collective.

Pour l’Union Sacrée de la Nation, l’enjeu n’est donc pas d’éliminer les conflits, mais d’apprendre à les transformer en forces de progrès, au service de l’unité et de la mission politique commune.

Ainsi, au lieu de craindre les tensions, il convient de les considérer comme une invitation à approfondir le dialogue, à renforcer la confiance et à consolider la vision commune. Car une organisation capable de traverser les conflits avec intelligence et respect devient, au fil du temps, plus solide et plus crédible.
Prof. Odon Kakesa, éthicien
Vice-Président de l’USN et représentant de l’UNC- Hollande.

Odon kakesa
Odon kakesa
1 mois il y a

*Adhérer à l’Union Sacrée de la Nation, c’est créer la communion.*

Réflexion à partir de la déclaration du Professeur André Mbata Mangu à Paris, le 28 février 2026

Le 28 février 2026, à l’occasion de l’installation officielle de la section française de l’Union Sacrée de la Nation, le professeur André Mbata Mangu, Secrétaire permanent de cette plateforme politique, a livré un message fort à la diaspora congolaise. Dans son intervention, il a souligné qu’« adhérer à l’Union Sacrée, c’est créer la communion ». Cette affirmation résume l’esprit et la philosophie politique qui sous-tendent cette coalition initiée autour du Président Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo.

*L’Union Sacrée, une vision de rassemblement national*

L’Union Sacrée de la Nation est née de la volonté de dépasser les clivages politiques traditionnels afin de bâtir une majorité fondée sur l’intérêt supérieur de la nation. Elle se présente comme un cadre de coopération entre partis politiques, personnalités et forces sociales décidés à soutenir les réformes nécessaires à la consolidation de la démocratie en République démocratique du Congo.

Dans cette perspective, l’adhésion à cette plateforme n’est pas seulement un acte politique formel. Elle constitue avant tout un engagement moral et patriotique. Pour le professeur André Mbata Mangu, rejoindre l’Union Sacrée signifie participer à la construction d’une communauté politique fondée sur l’unité, la solidarité et la responsabilité collective.

*La communion comme valeur politique*

La notion de « communion » évoquée par le Secrétaire permanent renvoie à une dimension profondément éthique de l’action politique. Dans un pays marqué par les divisions partisanes et les rivalités de leadership, l’Union Sacrée se veut un espace de convergence où les différences peuvent être dépassées au profit d’un projet commun.

Créer la communion signifie donc :

cultiver l’esprit d’unité entre les acteurs politiques ;

privilégier le dialogue et la concertation ;

renforcer la confiance entre les institutions et le peuple ;

travailler ensemble pour la stabilité et le développement du pays.

Cette vision rappelle que la politique ne doit pas être uniquement un terrain de compétition, mais aussi un lieu de coopération pour le bien commun.

*Le rôle de la diaspora dans cette dynamique*

La déclaration du professeur André Mbata Mangu a été prononcée en France lors de l’installation de la section USN de ce pays, preuve de l’importance accordée à la diaspora congolaise dans le processus de redynamisation de la plateforme.

La diaspora représente une force intellectuelle, économique et diplomatique capable de contribuer à la promotion de l’image du Congo et à l’accompagnement des politiques publiques. En appelant les Congolais de l’étranger à adhérer à l’Union Sacrée, les dirigeants de la plateforme souhaitent renforcer la cohésion nationale au-delà des frontières.

*Une responsabilité collective*

L’idée que « adhérer à l’Union Sacrée, c’est créer la communion » implique également une responsabilité pour les membres eux-mêmes. L’appartenance à cette plateforme exige discipline, loyauté au Chef de l’état et esprit de service. Elle suppose de dépasser les querelles internes et de privilégier la cohésion autour des objectifs communs.

Dans ce sens, l’Union Sacrée ne peut réussir que si ses membres incarnent réellement les valeurs d’unité et de fraternité qu’elle prône.

En définitive, la déclaration du professeur André Mbata Mangu en France rappelle que l’adhésion à l’Union Sacrée de la Nation dépasse le simple cadre partisan. Elle représente un appel à l’unité, à la responsabilité et à la solidarité nationale.

Dans un contexte politique souvent marqué par les divisions, cette vision de communion politique constitue un message d’espérance : celui d’un Congo capable de rassembler ses forces vives autour d’un destin commun et d’un projet national partagé.

Prof. Odon Kakesa, éthicien.
Vice-Président de l’AG/USN- Benelux/ Hollande.

Odon kakesa
Odon kakesa
1 mois il y a

*Les Congolais et la reformulation emphatique de la Constitution*

Le 20 février 2026 a marqué un moment symbolique dans l’histoire politique de la République démocratique du Congo : le vingtième anniversaire de la Constitution promulguée en 2006. Vingt années d’existence pour une Constitution constituent une étape importante qui invite naturellement à la réflexion, à l’évaluation et, si nécessaire, à l’adaptation. Car une Constitution, aussi fondamentale soit-elle, n’est jamais une œuvre figée pour l’éternité. Elle est appelée à évoluer avec la société qu’elle régit.

Dans toute démocratie vivante, la Constitution n’est pas un texte sacré immuable, mais un instrument juridique et politique qui doit accompagner les transformations de la nation. Les réalités sociales, économiques et géopolitiques changent, et il est légitime que les institutions s’interrogent sur la pertinence de certaines dispositions. Les juristes, les constitutionnalistes et même certains rédacteurs de la Constitution de 2006 eux-mêmes reconnaissent aujourd’hui que certains articles pourraient être reformulés, ajustés ou clarifiés afin de mieux répondre aux défis actuels du pays.

Pourquoi, dès lors, cette simple idée de retoucher certains articles suscite-t-elle tant de craintes et de passions parmi les Congolais ? Pourquoi un débat constitutionnel, pourtant normal dans toute démocratie, devient-il immédiatement un sujet de suspicion et de tension ?

La réponse tient largement à une interprétation réductrice du débat. Beaucoup de Congolais associent automatiquement toute discussion sur la Constitution à une seule question : celle d’un éventuel troisième mandat présidentiel. Dans l’imaginaire politique collectif, toute réforme constitutionnelle serait donc motivée uniquement par cette perspective. Cette crainte, souvent amplifiée par le climat politique et médiatique, empêche parfois d’aborder le débat avec sérénité et objectivité.

Admettons, pour les besoins de la réflexion, que cette hypothèse soit réellement au cœur du débat. La question mérite alors d’être posée calmement : le président actuel mérite-t-il ou non la confiance du peuple pour poursuivre son action ? Dans l’appréciation de nombreux citoyens, le président Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, communément appelé « Fatshi », a profondément marqué la vie politique congolaise depuis son accession au pouvoir.

Son action est souvent perçue comme ayant contribué à réduire la polarisation politique qui avait longtemps caractérisé la vie nationale. Par la création de Union Sacrée de la Nation, il a cherché à rassembler différentes forces politiques autour d’un objectif commun : la stabilité institutionnelle et la reconstruction de l’État. Cette démarche, pour ses partisans, symbolise une volonté d’unité nationale dans un pays longtemps marqué par les divisions politiques et régionales.

Par ailleurs, dans le contexte sécuritaire particulièrement complexe de l’est du pays, le président congolais s’est engagé dans une confrontation diplomatique et politique avec Paul Kagame, président du Rwanda, accusé par nous de soutenir l’instabilité dans l’est de la République démocratique du Congo. Pour de nombreux Congolais, cette posture a contribué à redonner une certaine fierté nationale et à affirmer la souveraineté du pays sur la scène régionale.

C’est dans ce contexte que certains estiment qu’un leadership fort reste nécessaire pour défendre les intérêts du Congo face aux défis extérieurs et aux menaces persistantes. Selon cette vision, tant que les tensions régionales resteront fortes, la continuité politique pourrait apparaître comme un facteur de stabilité.

Cependant, le débat constitutionnel ne devrait pas se réduire à des calculs politiques ou à des rivalités de pouvoir. Il devrait être avant tout une occasion de réflexion collective sur l’avenir des institutions congolaises. Une Constitution doit servir la nation, protéger la démocratie et garantir l’équilibre entre les pouvoirs. Toute réforme devrait donc être menée dans la transparence, dans le respect de la loi et avec la participation du peuple.

Quant aux accusations de tribalisme souvent brandies dans le débat politique, elles méritent également d’être examinées avec prudence. La composition des institutions nationales montre une diversité d’origines régionales et politiques, ce qui reflète la complexité et la richesse de la société congolaise. Gouverner un pays aussi vaste et pluriel que la République démocratique du Congo exige précisément cette capacité à dépasser les appartenances locales pour promouvoir l’unité nationale.

En définitive, la véritable question n’est pas de savoir si la Constitution peut être révisée, car toute Constitution peut l’être, mais comment et dans quel esprit cette révision pourrait être menée. Le débat devrait être débarrassé de la peur et de la suspicion pour devenir un moment de maturité démocratique.

L’avenir du Congo dépend moins de la rigidité de ses textes que de la sagesse de ses citoyens et de la responsabilité de ses dirigeants. Une Constitution forte n’est pas seulement celle qui dure longtemps ; c’est celle qui sait évoluer tout en préservant l’intérêt supérieur de la nation.

Si les Congolais parviennent à transformer ce débat en dialogue sincère et constructif, alors la réforme constitutionnelle ne sera pas une source de division, mais une étape supplémentaire dans la consolidation de notre démocratie et de notre unité nationale.

Prof. Odon Kakesa, éthicien.
Vice-Président de l’USN- Benelux/ ss- Hollande.

Odon kakesa
Odon kakesa
1 mois il y a

*Témoigner avec loyauté : une exigence de cohérence et de responsabilité*

Le 28 février 2026 à Paris, le professeur André Mbata, en sa qualité de Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée de la Nation, a lancé un message fort à l’endroit des membres et sympathisants de cette plateforme politique : témoigner du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, avec cohérence et responsabilité. Pour lui, telle est la véritable définition de la loyauté.

Ce mot, souvent galvaudé dans l’arène politique, retrouve ici toute sa profondeur. Être loyal ne consiste pas simplement à proclamer son attachement à un leader ou à une vision politique. La loyauté exige une harmonie entre les paroles, les actes et les convictions. Elle suppose une constance dans l’engagement, une fidélité dans les moments de doute comme dans les périodes de succès.

Dans le contexte de la gouvernance actuelle de la République démocratique du Congo, témoigner du Président de la République implique de porter un discours véridique, mesuré et responsable. Il ne s’agit ni de flatter aveuglément, ni de critiquer de manière opportuniste, mais de refléter avec justesse les actions entreprises, les progrès réalisés, ainsi que les défis persistants. Cette approche exige une maturité politique et un sens élevé de l’intérêt général.

La responsabilité évoquée par le professeur Mbata renvoie également à l’impact des prises de parole publiques. À l’ère des réseaux sociaux et de la communication instantanée, chaque déclaration peut influencer l’opinion, renforcer la cohésion ou, au contraire, alimenter la division. Ainsi, le militant ou cadre politique est appelé à mesurer ses propos, à vérifier ses sources et à s’exprimer dans un esprit constructif.

La cohérence, quant à elle, constitue le socle de la crédibilité. Un acteur politique qui tient aujourd’hui un discours et adopte demain une posture contraire perd la confiance de ses pairs et du peuple. En ce sens, la cohérence devient une discipline personnelle, une ligne de conduite qui guide l’action quotidienne.

En définitive, l’appel lancé à Paris dépasse le simple cadre partisan. Il interpelle chaque citoyen engagé sur la manière de participer à la vie publique. Témoigner avec loyauté, c’est faire preuve d’intégrité, de lucidité et de responsabilité. C’est contribuer à l’édification d’une culture politique fondée sur la vérité, la constance et le respect des institutions.

Ainsi comprise, la loyauté cesse d’être un slogan pour devenir une vertu essentielle au service de la nation.

Prof. Odon Kakesa, éthicien.
Vice-Président de l’USN-Benelux/ ss-Hollande.

Odon kakesa
Odon kakesa
26 jours il y a

*Le savoir au service de la Nation : André Mbata face à l’intelligentsia du Grand-Bandundu*

Au cœur du Grand-Bandundu, souvent qualifié de « quartier latin » de la République démocratique du Congo, le Professeur André Mbata, Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée de la Nation (USN), a entrepris une démarche singulière : parler à l’intelligence collective plutôt qu’aux instincts immédiats. Dans une région où près d’un tiers de la population est issue du monde universitaire, l’accueil qui lui a été réservé n’avait rien d’ordinaire. Ici, il ne s’agissait pas d’un simple meeting politique, mais d’une rencontre entre savoirs, une communion intellectuelle : un sachant parmi les sachants.

Le Grand-Bandundu : terre d’élites et de conscience critique

Le Grand-Bandundu se distingue historiquement par sa densité intellectuelle. Cette particularité en fait un espace où le débat d’idées prime sur les logiques clientélistes. Loin des attentes matérielles souvent associées aux rassemblements politiques, la population a exprimé une autre exigence : celle du contenu, de la réflexion et de la vision.

Ce choix est révélateur d’un peuple en quête de sens. Il traduit une maturité politique croissante, où l’on attend des leaders non pas des promesses éphémères, mais des orientations structurantes capables de transformer durablement la société congolaise.

À Bandundu : « Savoir et Responsabilité », l’Université comme socle de la Nation

À l’Université de Bandundu, le Professeur Mbata a développé une thématique fondamentale :
« Savoir et Responsabilité : Quelle place pour l’Université dans la construction d’une Nation congolaise unie, puissante et prospère ? »

Cette interrogation engage plusieurs axes de réflexion majeurs :

1. L’Université comme creuset de la citoyenneté
Loin d’être une simple institution de transmission des connaissances, l’université doit devenir un espace de formation du citoyen conscient, critique et engagé. Elle est appelée à inculquer des valeurs républicaines telles que l’unité nationale, la tolérance et le sens du bien commun.

2. La responsabilité des élites intellectuelles
Dans un pays confronté à de nombreux défis structurels, les universitaires ne peuvent se limiter à une posture d’observateurs. Ils doivent devenir des acteurs du changement, capables d’influencer les politiques publiques, de proposer des solutions innovantes et de guider la société.

3. Le lien entre savoir et développement
Le savoir n’a de valeur que s’il est mis au service du développement. Le Professeur Mbata a insisté sur la nécessité de transformer les connaissances académiques en leviers concrets pour l’économie, la gouvernance et la cohésion sociale.

4. L’Université comme rempart contre la désinformation
Dans un contexte où les fake news fragilisent les institutions, l’université doit jouer un rôle de référence en matière de vérité scientifique et de rigueur intellectuelle.

À Kikwit : la séparation des pouvoirs, pilier de la démocratie africaine

À l’Université de Kikwit, le thème annoncé, « Le principe de la séparation des pouvoirs en Afrique » s’inscrit dans une réflexion plus institutionnelle, mais tout aussi cruciale.

1. Comprendre la séparation des pouvoirs
Inspiré de Montesquieu, ce principe repose sur la distinction entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Il vise à éviter la concentration du pouvoir et à garantir les libertés fondamentales.

2. Les défis africains
Dans de nombreux États africains, ce principe est souvent mis à l’épreuve par des pratiques politiques marquées par l’hyper-présidentialisme, l’instrumentalisation des institutions et la faiblesse des contre-pouvoirs.

3. Le rôle des universitaires dans la consolidation démocratique
Les universités doivent former des juristes, des politologues et des citoyens capables de défendre l’État de droit. Elles sont également appelées à nourrir le débat public et à promouvoir une culture constitutionnelle solide.

4. Vers une appropriation africaine du modèle
Le Professeur Mbata pourrait également plaider pour une adaptation du principe aux réalités africaines, sans en trahir l’essence. Il ne s’agit pas de copier des modèles étrangers, mais de les intégrer intelligemment dans les contextes locaux.

Une nouvelle manière de faire de la politique

Ce qui frappe dans cette tournée, c’est la nature même de la demande populaire. Contrairement aux pratiques habituelles, les habitants du Grand-Bandundu n’ont pas réclamé de l’argent ni des avantages matériels. Ils ont demandé du savoir, de la « matière grise ».

Ce fait est hautement symbolique. Il marque peut-être l’émergence d’une nouvelle culture politique en République démocratique du Congo : une culture fondée sur l’échange d’idées, la pédagogie et la responsabilité.

Enfin : l’intelligence comme moteur de transformation nationale

En s’adressant à l’intelligentsia du Grand-Bandundu, le Professeur André Mbata ne fait pas que préparer l’arrivée du Chef de l’État. Il participe à une œuvre plus profonde : celle de la reconstruction intellectuelle et morale de la Nation.
Dans un monde où les défis sont de plus en plus complexes, la puissance d’un pays ne se mesure plus seulement à ses ressources naturelles, mais à la qualité de son capital humain. En misant sur le savoir, la responsabilité et le débat d’idées, cette initiative ouvre la voie à une République démocratique du Congo plus consciente, plus unie et résolument tournée vers l’avenir.
Prof. Odon Kakesa
Vice-Président de l’USN-Benelux/ss-Hollande.
– Joie et fidélité au Chef de l’état.
– Obéissance au Secrétaire Permanent.

Odon kakesa
Odon kakesa
22 jours il y a

*L’« enshittification » du peuple congolais sous le régime de Joseph Kabila.*

Le terme « enshittification », bien que d’origine récente et populaire dans le langage critique contemporain, peut être mobilisé pour décrire un processus de dégradation progressive des structures sociales, économiques et morales d’une société. Appliqué à la République Démocratique du Congo sous le régime de Joseph Kabila (2001–2019), ce concept permet d’analyser une série de phénomènes qui ont profondément affecté le tissu social congolais.

Cet article met en lumière cinq manifestations majeures de cette dégradation : le phénomène kuluna, la prostitution juvénile, la paupérisation de la population, la chute des mœurs, et la polarisation politique liée à la fragmentation territoriale.

1. Le phénomène kuluna : la violence comme mode d’expression sociale

Le phénomène kuluna désigne l’émergence de gangs urbains violents, principalement à Kinshasa. Ces groupes, constitués majoritairement de jeunes marginalisés, se livrent à des actes de banditisme, de violence gratuite et d’intimidation.

Cette situation est le reflet :

d’un État défaillant dans sa mission de sécurité,

d’un chômage massif des jeunes,

et d’un abandon des politiques d’encadrement social.

Les kuluna incarnent une jeunesse désorientée, privée de perspectives, qui transforme sa frustration en violence. Ce phénomène est symptomatique d’une société où l’autorité de l’État s’est érodée.

2. La prostitution juvénile : une tragédie sociale silencieuse

La prostitution juvénile a connu une expansion inquiétante durant cette période. De nombreuses jeunes filles, parfois mineures, se retrouvent contraintes de vendre leur corps pour survivre.

Les causes principales sont :

la pauvreté extrême des familles,

l’absence de structures éducatives et de protection sociale,

et l’effondrement des valeurs familiales.

Ce phénomène traduit non seulement une crise économique, mais aussi une faillite morale et institutionnelle. Il révèle une société où la dignité humaine est sacrifiée sur l’autel de la survie.

3. La paupérisation de la population : l’économie de survie

Malgré les immenses richesses naturelles du pays, la population congolaise s’est appauvrie de manière significative sous ce régime.

Les facteurs explicatifs incluent :

le manque d’emplois structurés,

la corruption systémique,

et la mauvaise gouvernance des ressources publiques.

La majorité des Congolais a été contrainte de vivre dans une économie informelle, sans sécurité sociale ni stabilité. Cette paupérisation a engendré une perte de dignité et une dépendance accrue à des stratégies de survie précaires.

4. La chute des mœurs : une crise des valeurs

La dégradation des conditions de vie s’est accompagnée d’une érosion des normes sociales et morales. La société congolaise a connu :

une banalisation de la corruption,

une montée de l’individualisme,

et une perte du sens du bien commun.

Dans un contexte où les institutions ne jouent plus leur rôle d’exemplarité, les comportements déviants tendent à se normaliser. La crise morale devient alors une conséquence directe de la crise politique et économique.

5. La polarisation des Congolais : les « provincettes » comme facteur de division

La réforme territoriale ayant conduit à la création de nouvelles provinces (souvent qualifiées de « provincettes ») visait officiellement à rapprocher l’administration des citoyens. Cependant, dans la pratique, elle a parfois accentué :

les tensions identitaires,

les rivalités locales,

et la fragmentation du sentiment national.

Au lieu de renforcer l’unité nationale, cette politique a contribué à une polarisation des Congolais, chacun se repliant sur son identité provinciale au détriment de la cohésion nationale.

En somme, l’analyse de ces cinq phénomènes met en évidence une dégradation multidimensionnelle de la société congolaise sous le régime de Joseph Kabila. L’« enshittification » du peuple congolais ne se limite pas à une crise économique : elle englobe une transformation profonde des structures sociales, des valeurs et du vivre-ensemble.

Toutefois, il est essentiel de souligner que ces dynamiques ne sont pas irréversibles. La reconstruction du Congo passe par :

le rétablissement de l’autorité de l’État,

la promotion de la justice sociale,

et la renaissance des valeurs morales et citoyennes.

L’avenir du peuple congolais dépendra de sa capacité à tirer les leçons de cette période pour rebâtir une société plus juste, plus unie et plus digne. Ainsi, ne privons pas le Président Fatshi de ce qu’il peut nous donner et donne déjà pour la transformation de notre pays.

Prof. Odon Kakesa, éthicien.
Vice-Président de l’USN-Benelux/ss-Hollande.

Odon kakesa
Odon kakesa
20 jours il y a

*La Constitution de la RDC en question : faut-il la changer ou la modifier ?*

La question constitutionnelle en République démocratique du Congo (RDC) revient avec insistance dans le débat public. Faut-il changer la Constitution ou simplement la modifier ? Est-elle intangible, presque sacrée, ou bien doit-elle évoluer avec la société ? Trop souvent, ces interrogations sont confisquées par un langage technique qui éloigne le citoyen. Pourtant, la Constitution n’est pas une affaire de spécialistes : elle concerne la vie quotidienne, la manière de vivre ensemble, et surtout l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes en tant que peuple.

*Une Constitution pour qui et pour quoi ?*

Une Constitution n’est pas un texte figé tombé du ciel. C’est un pacte collectif. Elle définit les règles du jeu politique, mais aussi les valeurs profondes d’une société. En RDC, beaucoup ont le sentiment que ce pacte a été conçu sans véritable enracinement dans la réalité culturelle et historique du peuple congolais.

Depuis l’indépendance, le pays a connu plusieurs constitutions, souvent élaborées dans des contextes de crise ou sous influence extérieure. Cela explique en partie pourquoi elles peinent à créer un sentiment d’adhésion populaire durable. La question n’est donc pas seulement juridique : elle est historique, philosophique, théologique, éthique, culturelle et même psychologique.

*Faut-il changer ou modifier ?*

Changer une Constitution, c’est repartir presque de zéro. La modifier, c’est corriger ce qui ne fonctionne pas tout en conservant l’essentiel.

Dans le contexte congolais, la vraie question est la suivante : le problème vient-il du texte lui-même ou de son application ? Beaucoup de citoyens constatent que les règles existantes ne sont pas toujours respectées. Dans ce cas, changer la Constitution sans changer les pratiques risque de produire les mêmes effets.

Modifier peut suffire si l’objectif est d’améliorer certains points précis. Mais changer peut se justifier si l’on estime que le texte actuel ne reflète pas l’âme du peuple congolais.

*L’imprescriptibilité : une illusion ?*

On entend souvent dire que certaines dispositions constitutionnelles seraient “intangibles”, impossibles à toucher. En réalité, aucune œuvre humaine n’est totalement immuable. Toute société évolue, et ses règles doivent pouvoir suivre ce mouvement.

Cependant, il existe des principes fondamentaux qui ne devraient pas être manipulés au gré des intérêts politiques : la dignité humaine, la justice, l’équilibre du pouvoir. Ce sont ces éléments qui doivent être protégés, non pas parce qu’ils sont écrits, mais parce qu’ils sont essentiels à la vie collective.

*Retour aux sources : Maât et traditions africaines*

Avant même l’apparition des constitutions modernes, les sociétés africaines avaient leurs propres systèmes d’organisation.

*Le Maât dans l’Afrique pharaonique*

Dans l’Égypte antique, le principe de Maât représentait l’ordre, la vérité et la justice. Ce n’était pas une Constitution écrite comme aujourd’hui, mais une règle morale et cosmique que le pharaon devait incarner.

Le pharaon n’avait pas de mandat limité dans le temps. Il régnait jusqu’à sa mort, mais son pouvoir était conditionné par sa capacité à maintenir l’équilibre et la justice. S’il échouait, il perdait sa légitimité aux yeux du peuple et des dieux.

*Les chefferies africaines traditionnelles*

Dans de nombreuses sociétés africaines traditionnelles, la loi était orale et vivante. Le chef exerçait souvent un pouvoir sans limite de durée, mais pas sans limites tout court.

Son autorité reposait sur : la sagesse, l’écoute du conseil des anciens, la confiance du peuple

Un chef injuste pouvait être contesté, voire destitué. Le pouvoir n’était donc pas seulement une question de durée, mais de légitimité morale.

*Entre imitation et identité*

Aujourd’hui, les États africains, y compris la RDC, s’inspirent largement des modèles occidentaux, notamment en ce qui concerne les mandats limités et la séparation des pouvoirs. Ces modèles ont leur logique, souvent liée à une histoire marquée par des abus de pouvoir.

Mais copier sans adapter peut créer un décalage. La question n’est pas de rejeter tout apport extérieur, mais de trouver un équilibre entre héritage africain et réalités modernes.

*Vers une Constitution enracinée dans l’Ubuntu*

Le concept d’Ubuntu “je suis parce que nous sommes” offre une piste intéressante. Une Constitution inspirée de cette vision mettrait l’accent sur :

la solidarité

la responsabilité collective

le respect de la dignité humaine

Cela ne signifie pas supprimer les limites de mandat ou les règles modernes, mais les repenser à partir de notre propre manière de concevoir le pouvoir et la communauté.

En définitive : repenser avant de réécrire

Le débat sur la Constitution en RDC ne doit pas être réduit à une bataille politique. C’est une réflexion profonde sur l’identité nationale.

Avant de changer ou modifier le texte, il est essentiel que les Congolais se réapproprient leur histoire, leurs valeurs et leur vision du pouvoir. Une Constitution efficace n’est pas celle qui est parfaite sur le papier, mais celle que le peuple comprend, accepte et défend.

En fin de compte, la vraie réforme n’est pas seulement juridique : elle est d’abord culturelle et morale.

Prof. Odon Kakesa, éthicien.
Vice-Président de l’USN-Benelux/ ss-Hollande.
Sf-UNC aux Pays-Bas

Odon Kakesa
Odon Kakesa
16 jours il y a

La RDC va-t-elle accueillir des migrants expulsés des États-Unis ?

Depuis quelques jours, une rumeur circule abondamment sur les réseaux sociaux : la République démocratique du Congo (RDC) pourrait accueillir des migrants expulsés des États-Unis. Pour certains, cette information suscite inquiétude et indignation. Mais il convient de prendre du recul et d’analyser la situation avec lucidité.

D’abord, il est important de s’interroger sur l’origine de cette polémique. Ne s’agirait-il pas d’une stratégie de distraction orchestrée par certains opposants ou « ennemis de la République » ? Cette agitation survient justement au moment où le peuple congolais célèbre avec fierté la qualification des Léopards pour la Coupe du monde 2026. Un moment d’unité nationale que certains semblent vouloir ternir.

Admettons néanmoins que cette hypothèse soit fondée : la RDC accepterait-elle réellement d’accueillir ces migrants ? Et si oui, pourquoi pas ? En politique internationale, les relations entre États reposent souvent sur des échanges d’intérêts — ce que l’on pourrait appeler, de manière familière, du « donnant-donnant ».

Les États-Unis, puissance mondiale, ont à plusieurs reprises exprimé leur volonté de soutenir la RDC, notamment en matière de sécurité. Si un tel accord devait inclure l’accueil de migrants, il pourrait s’inscrire dans une logique de coopération stratégique. Par ailleurs, ces personnes pourraient être encadrées et suivies dans un cadre strict, possiblement avec l’appui des autorités américaines.

À l’inverse, refuser catégoriquement une telle proposition pourrait avoir des conséquences géopolitiques. D’autres pays de la région, comme le Rwanda, pourraient saisir cette opportunité pour renforcer leurs relations avec Washington. Dans ce cas, la RDC risquerait de se retrouver marginalisée dans certains partenariats stratégiques.

Il faut également considérer les dynamiques politiques internationales. Un retour en force de certaines figures influentes sur la scène mondiale pourrait rebattre les cartes diplomatiques dans la région des Grands Lacs. Dans ce contexte, chaque décision compte.

En définitive, au lieu de réagir sous le coup de l’émotion ou de relayer des critiques hâtives, il est essentiel de réfléchir avec discernement. Les enjeux dépassent largement les apparences et touchent à la souveraineté, à la sécurité et au positionnement stratégique de la RDC sur la scène internationale.

Prof. Dr Odon Kakesa, éthicien
Sf-UNC-Hollande
Vice-Président USN-Benelux/ss-Hollande

https://unionsacree.org/conference-annuelle-du-college-de-droit-de-luniversite-dafrique-du-sud_prof_andre_mbata_21_avril_2026/

Prof André Mbata Mangu ce mardi 21 avril 2026 après son discours d'ouverture de la Conférence annuelle du Collège de Droit de l'Université d'Afrique du Sud

https://unionsacree.org/communique-n008-communique-de-clarification-du-secretariat-permanent-de-lunion-sacree-de-la-nation/

Communiqué N°008 - Communiqué de Clarification du Secrétariat Permanent de l'Union Sacreé de la Nation.

Pour en savoir plus, cliquez ici : https://unionsacree.org/communique-n008-communique-de-clarification-du-secretariat-permanent-de-lunion-sacree-de-la-nation/

https://unionsacree.org/prof-andre-mbata-professeur-extraordinaire-au-departement-de-droit-public-constitutionnel-et-international-public-sera-en-conference-ce-mardi-21-avril-2026-a-pretoria-en-afrique-du-sud/

Prof André Mbata Mangu, Professeur Extraordinaire au Département de Droit Public, Constitutionnel et International Public de l’Université d’Afrique du Sud, Professeur Ordinaire à la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa, Fondateur et Directeur

4

https://unionsacree.org/communique-tres-important-signe-par-le-secretaire-permanent-de-lunion-sacree-de-la-nation-usn-prof-andre-mbata-mangu/

Communiqué très important signé par le Secrétaire Permanent de l'Union Sacrée de la Nation (USN), Prof André Mbata Mangu.

Lire le communiqué complet ici : https://unionsacree.org/communique-tres-important-signe-par-le-secretaire-permanent-de-lunion-sacree-de-la-nation-usn-prof-andre-mbata-mangu/

Load More