Prof André Mbata Mangu, Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée, après sa visite au Gouverneur de la Ville de Kinshasa, Son Excellence Daniel Bumba Lubaki : “Des marches visant le renversement du régime constitutionnellement et démocratiquement établi ne devraient pas être tolérées dans un État de droit.”
Prof André Mbata Mangu, Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée de la Nation, après sa visite au Gouverneur de la Ville de Kinshasa, Son Excellence Daniel Bumba Lubaki : “Des marches visant le renversement du régime constitutionnellement et démocratiquement établi ne devraient pas être tolérées dans un État de droit. Les conditions de l’alinéa 1er de l’article 64 n’étant pas réunies, l’on tombe sous le coup de son 2è alinéa. Ignorant la Constitution qu’ils prétendent défendre, voici le fameux C64 entrain d’être éliminé par le même article qu’il invoquait pour justifier son existence!”
Au sein de l’USN et à tous les niveaux, l’autorité est avant tout un service.
Dans toute organisation politique qui aspire à servir la nation, l’autorité ne devrait jamais être considérée comme un privilège personnel, encore moins comme un moyen de domination. Elle est d’abord et avant tout un service. Cette vérité doit guider tous ceux qui exercent une responsabilité au sein de l’Union sacrée de la Nation (USN), du sommet à la base.
Être président, vice-président, secrétaire, coordonnateur, rapporteur ou responsable d’une structure quelconque ne signifie pas être au-dessus des autres. Cela signifie accepter une responsabilité supplémentaire : servir davantage, écouter davantage et rendre davantage de comptes.
L’autorité n’est pas une propriété personnelle
Dans une organisation politique, aucune fonction ne devrait être transformée en propriété privée. Le mandat confié à un responsable appartient à l’organisation et, au-delà, à la communauté qu’il représente.
L’autorité reçue est donc une délégation. Elle doit être exercée avec humilité, discernement et respect des textes. Celui qui reçoit une responsabilité doit constamment se demander : Qu’est-ce que je peux faire pour faire avancer l’organisation ? Que puis-je apporter aux autres ? Comment puis-je contribuer à l’unité et à l’efficacité de notre action ?
Lorsque l’autorité devient un instrument d’intimidation, d’exclusion ou d’humiliation, elle perd sa raison d’être.
Servir avant de commander
L’USN ne peut être forte que si ses responsables comprennent que le leadership véritable commence par le service.
Un bon responsable n’est pas celui qui parle le plus fort, qui impose sa volonté ou qui exige l’obéissance aveugle. C’est celui qui sait rassembler, écouter les différentes sensibilités, arbitrer les désaccords et créer les conditions permettant à chacun de contribuer.
Le responsable doit être capable de descendre de son piédestal, de rencontrer les militants, d’entendre leurs préoccupations et de reconnaître ses propres erreurs. Car l’autorité qui ne sait pas écouter finit tôt ou tard par s’isoler.
L’autorité doit construire et non diviser
À tous les niveaux de l’USN, les responsables doivent être des facteurs d’unité.
Une responsabilité politique ne devrait jamais servir à créer des clans, à favoriser les proches, à marginaliser ceux qui pensent différemment ou à régler des comptes personnels. L’autorité doit plutôt permettre de dépasser les querelles et de rechercher ce qui rassemble.
La diversité des opinions est normale dans une organisation politique. Ce qui devient dangereux, c’est lorsque le débat se transforme en rivalité personnelle et que l’exercice d’une fonction devient un moyen d’exclure ou de réduire au silence.
L’autorité qui divise affaiblit l’organisation ; l’autorité qui rassemble la renforce.
Servir avec responsabilité et rendre compte
Le service implique également la reddition des comptes. Celui qui reçoit une mission doit pouvoir expliquer ce qu’il a fait, pourquoi il l’a fait et comment il a utilisé les moyens mis à sa disposition.
La transparence, la collégialité et le respect des procédures ne sont donc pas des obstacles à l’autorité. Ils constituent au contraire les fondements d’une autorité légitime.
Il faut sortir de la culture politique où le responsable estime qu’une fois nommé ou élu, il n’a plus de comptes à rendre. Plus la responsabilité est grande, plus l’obligation de rendre compte doit être forte.
Une nouvelle culture du leadership
L’USN a besoin d’une véritable culture du service. Cela suppose que chaque responsable, quel que soit son niveau, accepte cette règle simple : on ne reçoit pas une fonction pour être servi, mais pour servir.
Cette conception de l’autorité est particulièrement importante pour une plateforme qui prétend participer à la conduite des affaires publiques de la République démocratique du Congo. Une organisation qui veut transformer la société doit commencer par donner l’exemple en son propre sein.
Si nous voulons une administration publique responsable, nous devons promouvoir la responsabilité dans nos propres structures. Si nous voulons une démocratie respectueuse, nous devons pratiquer le débat démocratique dans nos organisations. Si nous voulons combattre l’arbitraire dans l’État, nous devons également refuser l’arbitraire dans nos propres rangs.
En définitive, l’autorité comme vocation
L’autorité véritable ne se mesure donc pas au nombre de personnes que l’on peut commander, mais au nombre de personnes que l’on peut aider à grandir.
Au sein de l’USN, à tous les niveaux, chaque responsabilité devrait être vécue comme une vocation au service du bien commun. Le pouvoir passe, les fonctions passent, les titres passent ; mais la trace laissée par un responsable demeure dans la mémoire de ceux qu’il a servis.
Il est temps de rappeler cette évidence : l’autorité n’est pas un trône, c’est une charge ; elle n’est pas un privilège, c’est un devoir ; elle n’est pas une domination, c’est un service.
Et lorsqu’elle est exercée avec humilité, justice, transparence et esprit de sacrifice, l’autorité devient non seulement légitime, mais véritablement féconde.
Prof. Odon Kakesa