Installation: Video en direct – Prof André Mbata Mangu installe l’Union Sacrée de la Nation (USN)/Section France Sous-Section Provence- Alpes-Côte d’Azur ce samedi 20 juin 2026 à Marseille, diffusion en direct sur notre chaîne sur YouTube


Prof André Mbata Mangu installe l’Union Sacrée de la Nation (USN)/Section France Sous-Section Provence- Alpes-Côte d’Azur ce samedi 20 juin 2026 à Marseille. La manif sera suivie d’une importante conférence qui sera accordée par le constitutionnaliste à la presse française et européenne et qui sera suivie en direct sur la chaîne YouTube de l’USN: https://www.youtube.com/channel/UCZlMXno32xv_m7nqaPKAOqw

Soyez du Bon Côté de l’Histoire.


Prof André Mbata Mangu, Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée de la Nation (USN), était l’invité de la Mairie de Marseille le vendredi 19 juin avant l’installation de l’USN/France Sous-Section Provence-Alpes-Côte d’Azur et la conférence de presse prévues le samedi 20 juin à Marseille.

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Odon Kakesa
Odon Kakesa
2 mois il y a

*Monsieur Augustin Kabuya doit arrêter sa comédie : la politique n’est pas un jeu*

La politique est un exercice noble qui exige de la responsabilité, de la retenue et un profond sens de l’intérêt général. Elle ne peut en aucun cas être réduite à un spectacle permanent, encore moins à un terrain d’incitation à la violence. C’est pourquoi il est temps de dire clairement que Monsieur Kabuya doit arrêter sa comédie.

Hier encore, il a publiquement appelé les membres de la Force du Progrès à se munir de machettes pour s’en prendre à leurs propres compatriotes congolais de l’opposition. De tels propos, dans un État de droit, sont d’une extrême gravité. La démocratie repose sur le débat des idées, non sur l’intimidation physique, la menace ou la violence.

Cette même Force du Progrès s’est illustrée à plusieurs reprises par des comportements incompatibles avec les valeurs républicaines. Elle n’hésite pas à manquer de respect aux autorités morales de notre pays, notamment aux responsables de la CENCO et de l’ECC, dont le rôle dans la recherche de la paix et de la cohésion nationale est pourtant largement reconnu, malgré leurs point de vue opposé dans certains domaines.

Plus grave encore, certains de ses membres s’en prennent régulièrement au Professeur André Mbata Mangu, éminent constitutionnaliste et Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée de la Nation. Pourtant, rares sont les personnalités politiques congolaises qui consacrent autant d’énergie à la promotion de la vision du Président de la République. De conférence en conférence, de pays en pays, le Professeur André Mbata porte le message du Chef de l’État auprès de la diaspora et des partenaires internationaux, parfois au prix de sacrifices personnels considérables.

Aujourd’hui, Monsieur Kabuya semble vouloir multiplier les initiatives politiques parallèles qui ne contribuent qu’à la confusion et à la division. Or, l’Union Sacrée a besoin d’unité, de discipline et de cohérence. Le peuple congolais n’a pas besoin de discours incendiaires destinés à polariser davantage la société. Il attend des dirigeants qu’ils proposent des solutions aux problèmes de sécurité, d’emploi, d’éducation et de développement.

Le Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée transmet des messages de rassemblement, de responsabilité et d’espérance. Son discours vise à élever les consciences, à promouvoir la citoyenneté et à renforcer l’adhésion aux idéaux démocratiques. C’est ce type de leadership dont notre pays a besoin, des messages qui climatisent les coeurs.

À l’heure où la République démocratique du Congo fait face à de nombreux défis, la priorité devrait être la consolidation de l’unité nationale et le respect des institutions. Les querelles personnelles, les démonstrations de force et les discours de confrontation ne servent ni la démocratie ni le peuple.

L’histoire jugera chacun selon ses actes. Ceux qui choisissent la voie de la division devront en assumer les conséquences devant l’opinion nationale. Quant à ceux qui œuvrent pour le rassemblement, ils resteront dans la mémoire collective comme des bâtisseurs de la nation.

La politique n’est pas un jeu. Elle est un engagement au service du peuple.
Prof. Odon Kakesa
Vice-Président de l’USN- Benelux/ sous-section Hollande.

Odon Kakesa
Odon Kakesa
1 mois il y a

*L’Union Sacrée de la Nation doit être vécue avec audace.*

*_Une espérance qu’il faut protéger_*

Les peuples qui bâtissent leur avenir sont ceux qui savent défendre leur espérance. Lorsqu’une nation cesse de croire en son avenir, elle ouvre la porte au découragement, au repli sur soi et à la résignation. Le peuple congolais ne peut se permettre ce luxe. Après des décennies de crises, de guerres, de mauvaise gouvernance et d’incertitudes, il est appelé à choisir le camp de l’espérance.

L’Union Sacrée de la Nation n’est pas seulement une coalition politique. Elle représente une volonté de rassembler les Congolais autour d’un projet commun : celui de reconstruire la République démocratique du Congo, de restaurer l’autorité de l’État, de promouvoir la paix, de moderniser les infrastructures et de créer les conditions d’un développement durable.

Cette vision ne peut produire ses fruits que si elle est portée avec conviction par les citoyens eux-mêmes.

*_Vivre l’Union Sacrée avec audace_*

L’audace est la vertu des peuples qui refusent la fatalité. Être audacieux, ce n’est pas ignorer les difficultés du pays ; c’est croire qu’elles peuvent être surmontées grâce au travail, à l’unité et à la persévérance.

Chaque Congolais devrait devenir un ambassadeur de cette dynamique nationale. Les intellectuels, les jeunes, les femmes, les travailleurs, les entrepreneurs, les responsables religieux et les acteurs politiques ont la responsabilité de faire vivre l’esprit de l’Union Sacrée dans leurs engagements quotidiens.

*_Une nation se construit moins par les discours que par les convictions partagées._*

Le développement exige un leadership et une continuité

Le développement d’un pays ne naît jamais du hasard. Il demande une vision, de la stabilité institutionnelle et une mobilisation collective.

Pour les congolais conscients, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est celui qui incarne aujourd’hui cette orientation politique vers un Congo plus moderne et plus prospère. Dans cette perspective, ils affirment avec conviction qu’une rupture avec cette dynamique compromettrait les efforts engagés pour le développement du pays.

C’est dans cet esprit que nous proclamons proclament :

_« Un Congo sans Fatshi est une vie sans développement. »_

Cette affirmation relève d’un engagement politique et traduit la confiance de tout un peuple dans le projet porté par le Chef de l’État. Elle exprime sa volonté de poursuivre une politique qu’il estime favorable à la modernisation du Congo.

*La sainte révolte de l’espérance*

La plus grande victoire des adversaires d’un peuple consiste à lui voler son espérance. Lorsqu’un peuple cesse d’espérer, il devient facile à manipuler.

Notre véritable révolte doit être une révolte contre le découragement, contre le défaitisme, contre la corruption, contre les divisions ethniques, contre les discours de haine et contre toutes les forces qui cherchent à empêcher le Congo de se relever.

Cette révolte est « sainte » parce qu’elle est pacifique. Elle s’exprime par le travail, la solidarité, le civisme, le respect des institutions, la participation démocratique et la volonté de servir le bien commun.

*Refuser le vol de notre espérance*

L’espérance est une richesse nationale. Personne ne devrait pouvoir la confisquer.

Quelles que soient les divergences politiques, chaque Congolais devrait garder la certitude que notre pays possède les ressources humaines, spirituelles et naturelles nécessaires pour devenir une grande nation.

L’avenir du Congo ne doit pas être écrit par la peur, mais par le courage ; non par la haine, mais par l’unité ; non par le pessimisme, mais par la confiance dans les capacités de son peuple.

En conclusion, l’histoire appartient toujours aux peuples qui osent croire en leur destin. Les Congolais sont appelés à vivre l’Union Sacrée de la Nation avec audace, dans un esprit de responsabilité et d’engagement citoyen. Ils doivent préserver leur espérance face aux épreuves et refuser toute forme de résignation.

Quelles que soient les sensibilités politiques de chacun, le Congo mérite que ses fils et ses filles travaillent ensemble à son développement, dans la paix, la justice et l’unité. Car un peuple qui protège son espérance prépare déjà la victoire de demain.

Prof. Odon Kakesa, éthicien
Vice-Président de l’Assemblée Générale,
Ss/ Pays-Bas

Odon Kakesa
Odon Kakesa
1 mois il y a

DIEU EST MORT AU CONGO : JOSEPH KABILA, L’ASSASSIN DE LA CONSCIENCE CONGOLAISE ?

Réflexion éthique sur dix-huit années de pouvoir.

Par prof. Odon Kakesa

«« Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c’est nous qui l’avons tué ! »
— Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, §125»

Nietzsche n’annonçait pas la mort physique de Dieu. Il diagnostiquait une catastrophe de civilisation : une société pouvait continuer à prononcer le nom de Dieu tout en ayant perdu les valeurs qui donnaient sens à ce nom.

C’est précisément dans ce sens que nous devons comprendre cette affirmation :

Dieu est mort au Congo. Et Joseph Kabila en porte une responsabilité historique majeure.

Non pas parce qu’un homme aurait pu tuer Dieu, cela serait théologiquement absurde, mais parce qu’un pouvoir politique peut contribuer à tuer la vérité, la justice, la dignité humaine, l’espérance et le respect de la vie.

Et lorsque ces valeurs meurent, c’est quelque chose de Dieu qui meurt dans la conscience d’une nation.

*I. Le Congo, pays de Dieu sans justice de Dieu*

Le paradoxe congolais est saisissant.

Nous sommes un peuple qui prie énormément.

Nous chantons Dieu.

Nous parlons de Dieu.

Nous construisons des églises.

Nous organisons des veillées de prière.

Nous demandons à Dieu de bénir nos familles, nos entreprises, nos voyages et nos dirigeants.

Mais une question demeure :

Que reste-t-il de Dieu dans une société où la vie humaine vaut si peu ?

Le prophète Michée donne une réponse radicale :

«« On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde et que tu marches humblement avec ton Dieu. »»

(Michée 6,8)

La Bible ne demande donc pas seulement au croyant de prier.

Elle lui demande de pratiquer la justice.

C’est là que commence le drame congolais.

Nous avons peut-être beaucoup de religion, mais pas suffisamment de justice.

Beaucoup de prières, mais pas suffisamment de responsabilité.

Beaucoup de prophéties, mais pas suffisamment de vérité.

Beaucoup de pasteurs, mais trop peu de sentinelles.

*II. Nietzsche au Congo : quand Dieu meurt dans la conscience*

Le génie de Nietzsche est d’avoir compris que la mort de Dieu produit un vide moral.

Son « Dieu est mort » n’est donc pas une simple déclaration d’athéisme. C’est le diagnostic d’un monde qui ne sait plus sur quelles valeurs construire son existence.

Appliquons cette interrogation au Congo.

Que se passe-t-il lorsqu’un jeune grandit dans un pays où :

– le mensonge devient une stratégie politique ;
– la corruption devient une pratique ordinaire ;
– la réussite est associée à l’argent plutôt qu’au mérite ;
– l’impunité devient la règle ;
– la violence devient un moyen d’expression ;
– la politique devient un instrument d’enrichissement ;
– la jeunesse perd confiance dans l’avenir ?

Le jeune finit par ne plus croire à rien.

Et lorsqu’une société ne croit plus à rien, elle devient capable de tout.

Voilà la véritable mort de Dieu :

ce n’est pas l’absence de Dieu dans les églises ; c’est l’absence de Dieu dans les consciences.

*III. Joseph Kabila : dix-huit années, dix-huit années de responsabilité historique*

Joseph Kabila a dirigé la République démocratique du Congo de 2001 à 2019.

Dix-huit ans.

Presque une génération.

Pendant cette période, toute une génération de Congolais a grandi avec le même homme au sommet de l’État.

Il serait intellectuellement malhonnête de lui attribuer tous les malheurs du Congo : la crise congolaise est antérieure à sa présidence et ses causes sont multiples.

Mais il serait tout aussi malhonnête de considérer qu’un président ayant exercé le pouvoir pendant dix-huit années n’a aucune responsabilité dans l’état moral, institutionnel et social du pays.

Les organisations de défense des droits humains ont documenté sous son régime des violations graves des libertés et des droits humains. Freedom House relevait notamment les restrictions aux libertés civiles, la corruption et la répression de manifestations lors des dernières années de son pouvoir.

La question historique est donc légitime :

Quel Congo avons-nous construit pendant ces dix-huit années ?

*IV. Le pouvoir : servir ou posséder ?*

Jean-Jacques Rousseau rappelait que la souveraineté appartient au peuple.

Saint Thomas d’Aquin, quant à lui, pense le pouvoir politique à partir du bien commun.

Ces deux traditions, pourtant différentes, se rencontrent sur une idée fondamentale :

le pouvoir n’est pas une propriété personnelle.

Un président n’est pas propriétaire de son peuple.

Un parti n’est pas propriétaire de l’État.

Une famille politique n’est pas propriétaire de la République.

L’État appartient à la communauté politique.

Lorsque le pouvoir devient une fin en soi, il cesse d’être un service.

Il devient domination.

Et lorsque la domination s’installe durablement, elle détruit progressivement la confiance du citoyen.

*V. Le Kuluna : le miroir d’une société qui a abandonné sa jeunesse*

Le phénomène Kuluna constitue l’un des symboles les plus terribles de cette dégradation sociale.

Le Kuluna n’est pas apparu dans le vide.

Il est le produit de plusieurs facteurs : pauvreté, chômage, déscolarisation, fragilisation familiale, absence de perspectives, mauvaise gouvernance urbaine et insuffisance de l’encadrement de la jeunesse.

Il n’est donc pas simpliste de dire :

« Kabila a créé les Kuluna. »

Mais il serait tout aussi simpliste de considérer le Kuluna uniquement comme un criminel individuel.

Car derrière le jeune violent se trouve parfois une société qui n’a pas su lui offrir une autre voie.

Le jeune qui n’a ni école, ni travail, ni modèle, ni avenir devient facilement prisonnier de la violence.

Attention : cela ne justifie évidemment pas ses crimes.

Mais cela nous oblige à poser une question plus profonde :

Qui fabrique les conditions sociales de la violence ?

*VI. Emmanuel Levinas : le visage de l’autre*

Le philosophe Emmanuel Levinas place la responsabilité envers autrui au cœur de l’éthique.

Le visage de l’autre me commande :

« Tu ne tueras point. »

Cette intuition rejoint la tradition biblique.

Après le meurtre d’Abel, Dieu demande à Caïn :

«« Où est ton frère Abel ? »»

Et Caïn répond :

«« Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère ? »»

(Genèse 4,9)

Voilà peut-être la question fondamentale du Congo.

Sommes-nous les gardiens les uns des autres ?

Le président est-il le gardien du citoyen ?

Le député est-il le gardien de son électeur ?

Le militaire est-il le gardien de la population ?

Le magistrat est-il le gardien de la justice ?

L’Église est-elle la gardienne de la vérité ?

Et le citoyen est-il le gardien de son frère ?

Si la réponse est non, alors le Congo devient progressivement une société où chacun peut mourir dans l’indifférence des autres.

*VII. « Suis-je le gardien de mon frère ? »*

Le Kuluna tue.

Mais le pouvoir peut tuer autrement.

La corruption tue le malade qui ne peut pas payer.

L’injustice tue l’espérance.

Le chômage tue l’avenir.

La pauvreté tue lentement.

L’impunité tue la confiance.

La guerre tue physiquement.

La manipulation tue moralement.

Et le silence tue politiquement.

C’est pourquoi la question biblique adressée à Caïn doit être adressée à toute la classe politique congolaise :

Où est ton frère ?

Où est le jeune sans emploi ?

Où est l’enfant qui ne va plus à l’école ?

Où est la femme violée ?

Où est le paysan abandonné ?

Où est le soldat mal payé ?

Où est le fonctionnaire humilié ?

Où est le prisonnier sans jugement ?

Où est le citoyen assassiné ?

*VIII. Le Congo et la tentation de l’homme providentiel*

L’une des tragédies de notre histoire politique est notre fascination pour les hommes providentiels.

Nous attendons toujours quelqu’un.

Mobutu.

Kabila.

Tshisekedi.

Un autre ?

Puis encore un autre?

Mais un pays ne se construit pas avec des messies politiques.

Un pays se construit avec des institutions.

Montesquieu l’avait compris : le pouvoir doit être limité par le pouvoir.

Saint Augustin allait encore plus loin dans La Cité de Dieu : sans justice, un royaume risque de perdre sa légitimité morale.

La véritable question n’est donc pas :

« Qui sera notre prochain sauveur ? »

Mais :

« Quelles institutions empêcheront le prochain dirigeant de devenir un nouveau problème ? »

*IX. La question de l’origine de Joseph Kabila*

Dans la mémoire politique congolaise, la question de l’origine de Joseph Kabila demeure extrêmement controversée.

Certains affirment qu’il serait d’origine rwandaise et qu’il aurait été imposé au pouvoir avec l’appui de puissances étrangères.

Ces affirmations doivent être distinguées des faits historiquement établis.

Joseph Kabila est devenu président après l’assassinat de son “prétendu” père, Laurent-Désiré Kabila, en janvier 2001.

La question politiquement intéressante n’est donc pas de transformer une controverse identitaire en vérité absolue.

La véritable question est plus grave :

Pourquoi le Congo a-t-il toujours été aussi vulnérable aux influences extérieures ?

Pourquoi notre souveraineté est-elle si fragile ?

Pourquoi notre élite politique a-t-elle si souvent besoin d’une puissance extérieure pour accéder ou se maintenir au pouvoir ?

Voilà la question que nous devons poser à notre histoire.

*X. Fanon : la décolonisation doit aussi être mentale*

Frantz Fanon nous enseigne que la domination politique finit par produire une domination psychologique.

Un peuple peut être juridiquement indépendant tout en demeurant mentalement dépendant.

C’est peut-être l’un des plus grands problèmes du Congo.

Nous avons obtenu l’indépendance politique.

Mais avons-nous obtenu l’indépendance de la conscience ?

Sommes-nous capables de penser le Congo sans attendre les solutions de Washington, Bruxelles, Paris, Londres, Kigali ou ailleurs ?

Sommes-nous capables de construire notre propre vision de l’État ?

Sommes-nous capables de produire nos propres institutions ?

Sommes-nous capables de dire non à celui qui nous finance lorsqu’il nous demande de trahir nos intérêts ?

La véritable souveraineté commence dans la conscience.

*XI. Dieu est mort lorsque la vérité devient négociable*

Dans l’Évangile selon Jean, Jésus affirme :

«« Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »»

(Jean 8,32)

La vérité est donc une condition de la liberté.

Or une société dans laquelle chacun peut acheter la vérité est une société malade.

Si l’argent peut acheter le journaliste,

si le pouvoir peut acheter le magistrat,

si le politicien peut acheter le militant,

si le riche peut acheter la justice,

alors la République cesse d’être une communauté de citoyens.

Elle devient un marché.

Et dans ce marché, même Dieu devient une marchandise.

On prie pour obtenir.

On prophétise pour plaire.

On bénit le pouvoir pour obtenir des avantages.

On condamne l’adversaire au nom de Dieu.

Dieu n’est alors plus adoré : il est instrumentalisé.

*XII. L’Église doit-elle parler ?*

Oui.

Et elle doit parler davantage.

Mais pas pour devenir un parti politique.

L’Église doit être la conscience de la nation.

Le prophète Nathan n’a pas demandé la permission au roi David pour lui dire :

«« Tu es cet homme ! »»

(2 Samuel 12,7)

Jean-Baptiste n’a pas négocié la vérité avec Hérode.

Jésus n’a pas construit son enseignement autour de la peur du pouvoir.

L’Église congolaise doit donc retrouver cette liberté prophétique.

Elle ne doit être ni l’Église du pouvoir ni l’Église de l’opposition.

Elle doit être l’Église de la vérité.

*XIII. Qui a vraiment tué Dieu au Congo ?*

Joseph Kabila ?

Oui, si nous parlons de responsabilité historique et politique.

Mais non, si nous cherchons un seul coupable.

Car Nietzsche nous rappelle quelque chose de terrible : dans son récit du « fou », « nous avons tué Dieu ». La responsabilité est collective.

Voilà pourquoi le Congo doit également se regarder dans le miroir.

Nous avons parfois vendu nos consciences.

Nous avons parfois applaudi l’injustice parce qu’elle profitait à notre camp.

Nous avons parfois défendu le mensonge parce qu’il venait de notre parti.

Nous avons parfois dénoncé la corruption chez l’adversaire tout en l’acceptant chez les nôtres.

Nous avons parfois transformé la religion en instrument de mobilisation politique.

Nous avons parfois préféré l’appartenance tribale ou partisane à la vérité.

Alors oui :

Kabila porte sa part de responsabilité.

Mais la mort morale du Congo est une responsabilité beaucoup plus large.

*XIV. Le véritable assassin : un système*

Peut-être devons-nous finalement reformuler notre accusation.

Joseph Kabila n’est pas l’assassin de Dieu.

Il est plus juste de dire :

Joseph Kabila représente, pour une partie de la mémoire congolaise, l’un des visages d’un système politique qui a contribué à l’affaiblissement de la conscience nationale, de l’État de droit et de l’espérance collective.

Cette formulation est plus forte intellectuellement parce qu’elle évite de transformer la colère en accusation simpliste.

Car le problème du Congo ne disparaîtra pas avec la disparition d’un homme.

Le problème survivra à Kabila.

Il survivra à Tshisekedi.

Il survivra à tous les présidents.

Parce que le problème est institutionnel, moral et culturel.

*XV. Il faut ressusciter le Congo*

Ézéchiel voit une vallée remplie d’ossements desséchés.

Et Dieu lui demande :

«« Fils de l’homme, ces os pourront-ils revivre ? »»

(Ézéchiel 37,3)

Voilà la question congolaise.

Le Congo peut-il revivre ?

Oui.

Mais pas par miracle politique.

Il revivra lorsque :

la justice remplacera l’impunité ;

la compétence remplacera le clientélisme ;

la vérité remplacera la propagande ;

la responsabilité remplacera la victimisation ;

la formation remplacera la manipulation ;

la fraternité remplacera le tribalisme ;

l’État remplacera les réseaux personnels ;

la citoyenneté remplacera le clientélisme politique.

En conclusion,

Dieu n’est pas mort.

Mais nous avons laissé mourir beaucoup de choses qui témoignaient de sa présence.

Nous avons laissé mourir la confiance.

Nous avons laissé mourir l’espérance.

Nous avons laissé mourir la justice.

Nous avons laissé mourir l’autorité morale.

Nous avons laissé mourir une partie de notre jeunesse.

Et lorsque ces choses meurent, le cri de Nietzsche devient étrangement actuel :

«« Dieu est mort ! »»

Mais le prophète Ézéchiel répond :

« Ces os pourront-ils revivre ? »

Oui.

Le Congo peut revivre.

Mais il ne ressuscitera pas autour d’un homme providentiel.

Il ressuscitera autour d’une conscience nationale.

Il ressuscitera lorsque le Congolais comprendra que la politique n’est pas l’art de conquérir le pouvoir, mais l’art de servir l’homme.

Il ressuscitera lorsque nos dirigeants comprendront que la présidence n’est pas une propriété, que le Parlement n’est pas un marché et que la République n’est pas un butin.

Il ressuscitera lorsque l’Église cessera de bénir les puissants par intérêt et recommencera à leur parler au nom de la vérité.

Il ressuscitera lorsque la jeunesse congolaise comprendra qu’elle n’est pas une génération sacrifiée, mais la génération qui doit reconstruire le pays.

Alors nous pourrons enfin renverser la formule :

Dieu n’est pas mort au Congo.

C’est l’injustice qui doit mourir.

C’est l’impunité qui doit mourir.

C’est la corruption qui doit mourir.

C’est la peur qui doit mourir.

Et c’est la conscience congolaise qui doit ressusciter.

Voilà la véritable révolution dont le Congo a besoin.

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Nous serons en direct aujourd'hui,
vendredi 18 septembre, sur notre site web.

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Le Secrétaire Permanent, Prof. André Mbata Mangu
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UNION SACRÉE DE LA NATION / TANGANYIKA

Mamans, Papas, Filles et Fils du Tanganyika, reconnaissants envers le Père de la Nation, sommes tous rangés derrière SEM Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, Chef de l'Etat et Haute

https://unionsacree.org/prof-andre-mbata-mangu-secretaire-permanent-a-la-tete-dune-importante-delegation-du-presidium-et-de-la-jeunesse-de-lunion-sacree-de-la-nation-usn-ce-week-end-a-kalemie-pour-linstallation-des/

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Redynamisation de l'Union Sacrée de la Nation (USN) partout dans le pays

Prof André Mbata Mangu, Secrétaire Permanent, à la tête d'une importante délégation du Présidium, de la Jeunesse de l'USN (J-USN) et du Rassemblement des Enfants

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