Vidéo complète: Colloque sur les 20 ans de la Constitution de la République Démocratique du Congo – Palais du Peuple, Kinshasa, 18 février 2026, 09h00’- 16h00’





Source: RTNC (Radio Television Nationale Congolaise): https://www.youtube.com/@rtnc

Lieu: Palais du Peuple, Kinshasa

Jour: 18 février 2026

Temps: 09h00’- 16h00’

Le colloque sera également diffusé en direct sur nos chaînes sur YouTube et Facebook Live !

 

0 0 votes
Article Rating
S’abonner
Notification pour
guest

1 Comment
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Prof Odon Kakesa
Prof Odon Kakesa
18 jours il y a

*Dans un parti politique ou au sein de l’USN, le bien c’est le savoir, le mal c’est l’ignorance.*

Dans toute organisation politique sérieuse, la frontière entre le bien et le mal ne se mesure pas seulement à l’aune des intentions proclamées, mais à la qualité du savoir qui guide l’action.

Dans un parti politique moderne et plus particulièrement au sein de l’Union Sacrée de la Nation (USN), le bien peut être compris comme la capacité à connaître, à comprendre et à agir en conscience, tandis que le mal réside dans l’ignorance, l’improvisation et la manipulation.

*1. Le savoir comme fondement de l’action politique.*

Le savoir, en politique, n’est pas un luxe académique ; il est une nécessité éthique. Gouverner exige une connaissance approfondie :

des réalités sociales et économiques du pays ;

des attentes concrètes des citoyens ;

des textes juridiques et constitutionnels ;

des équilibres géopolitiques et institutionnels.

Dans le contexte de la République démocratique du Congo, marqué par des défis sécuritaires, économiques et institutionnels majeurs, l’ignorance des enjeux peut conduire à des décisions lourdes de conséquences. À l’inverse, le savoir permet d’élaborer des politiques publiques cohérentes, fondées sur des données réelles et non sur des émotions ou des intérêts partisans étroits.

Au sein de l’USN, coalition qui se veut rassembleuse et réformatrice, le bien politique réside donc dans la formation continue des cadres, l’écoute des experts, et l’analyse lucide des problèmes nationaux.

*2. L’ignorance : matrice des dérives politiques*

L’ignorance en politique ne signifie pas seulement le manque d’instruction ; elle peut aussi être :

le refus de s’informer ;

la méconnaissance volontaire des textes ;

l’exploitation des émotions populaires au détriment de la vérité.

Elle engendre plusieurs maux : populisme, clientélisme, tribalisme, décisions hâtives, promesses irréalistes. L’ignorance favorise également la manipulation des masses, car un peuple mal informé est plus vulnérable aux discours simplistes et aux rumeurs.

Dans un parti politique, l’ignorance peut conduire à des conflits internes, à une mauvaise interprétation des orientations stratégiques, voire à la trahison des idéaux fondateurs. Elle affaiblit la cohésion et mine la crédibilité.

*3. Le savoir comme exigence morale*

Affirmer que « le bien, c’est le savoir » revient à donner à la politique une dimension éthique. Le savoir éclaire la conscience. Il oblige à mesurer les conséquences des décisions et à répondre devant l’histoire.

Dans une coalition comme l’USN, cela implique :

la promotion de la culture politique ;

la valorisation de la compétence plutôt que du favoritisme ;

l’encouragement du débat d’idées plutôt que des affrontements personnels.

Le savoir permet aussi de dépasser les clivages identitaires. Lorsqu’un cadre politique comprend les mécanismes économiques, les impératifs sécuritaires ou les exigences institutionnelles, il est moins enclin à réduire les problèmes nationaux à des rivalités ethniques ou régionales.

*4. Former pour transformer*

Si le mal est l’ignorance, alors le combat politique devient un combat pédagogique. Un parti responsable doit investir dans :

des écoles de formation politique ;

des séminaires sur la Constitution et les institutions ;

des ateliers sur la gouvernance et l’éthique publique.

La transformation de la nation commence par la transformation des esprits. Le savoir structure la vision, discipline l’ambition et canalise le pouvoir vers le bien commun.

En défunitive, dans un parti politique, et plus particulièrement au sein de l’USN, le bien ne peut être réduit à la loyauté aveugle ou à l’enthousiasme militant. Le bien, c’est le savoir : la compréhension éclairée des enjeux, la maîtrise des textes, la capacité d’analyse et la volonté d’apprendre.

Le mal, en revanche, prend racine dans l’ignorance : ignorance des lois, ignorance des réalités sociales, ignorance des responsabilités historiques. Là où le savoir élève et unit, l’ignorance divise et détruit.

Ainsi, le véritable engagement politique ne consiste pas seulement à soutenir une cause, mais à se former, à réfléchir et à agir avec intelligence. Car une nation ne se relève durablement que lorsque ses dirigeants et ses militants choisissent la lumière du savoir plutôt que l’ombre de l’ignorance.

Prof. Odon Kakesa, éthicien.
Sf UNC et Vice-président de l’USN-Hollande.

https://unionsacree.org/installation-officielle-du-bureau-usn-france-samedi-28-fevrier-2026-a-1100-1700/

Après les conférences consacrées au débat sur la Constitution à Kinshasa, le Secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation, le Professeur André Mbata Mangu, est arrivé ce matin à Paris dans le cadre de l’installation officielle de la Section France.

4

🇨🇩 En RD Congo, la Constitution fête ses 20 ans. Un colloque sur le texte adopté en 2006 s’est tenu alors que l’est du pays reste marqué par une situation sécuritaire dégradée.

➡️ Correspondance d'Aurélie Bazzara-Kibangula.

Load More